Mesures de débits de dose au voisinage du site de Fukushima, le 17 mars 2011


 
Une communication de la Fédération des compagnies d’électricité japonaises du 17 mars fait état de débits de dose en limite du site de Fukushima de l’ordre de 1,5 mSv/h (soit 1500 μSv/h).

On peut en déduire une conclusion importante. C’est qu’au delà d’une distance de 20 km de cette limite de site de la centrale (ce qui correspond à la première zone d’évacuation décrétée), les niveaux de rayonnement prévisibles ne devraient pas être vraiment inquiétants.

En effet, en admettant très schématiquement que leur source soit localisée dans un cercle de 1 km (le site de la centrale), le débit de cette source à travers la frontière constituée par un cercle concentrique de rayon 20 fois plus grand aura nécessairement décru dans un rapport de 1 à 20 au carré, soit 1 à 400. On devrait donc s’attendre à des débits de dose hors de la zone des 20 km inférieurs à 1500 μSv/h divisés par 400, soit moins de 4 μSv/h. Il faut tout de suite dire que ce raisonnement est totalement grossier car la réalité que l’on observera a de multiples raisons de s’écarter du modèle ultra simplifié utilisé. Mais l’ordre de grandeur obtenu doit être correct. Dire que l’ordre de grandeur du résultat cherché est 4, cela veut dire que l’on s’attend à des résultats de mesure plus grands que 0,4 μSv/h mais inférieurs à 40 μSv/h.

Et bien, cette conclusion est vérifiée grâce à la mise à disposition d’un rapport sur les mesures effectuées publié par le MEXT (Ministère japonais de la Science et de la Technologie) le 17 mars, rapport résumé par la carte reproduite ci-dessous:

 

A l’exception des stations de mesure [31], [32] et [33], on constate que les débits de dose mesurés sont compris dans la fourchette {0,7 à 40 μSv/h}, en accord avec l’ordre de grandeur attendu de 0,4 à 40 μSv/h.

Une explication des mesures plus élevées relevées en [31], [32], [33] pourrait être qu’elles aient coïncidé avec des relâchements volontaires d’effluents gazeux pratiqués pour diminuer la pression dans les enceintes de confinement.

À titre de comparaison, l’exposition à la radioactivité naturelle en Bretagne impose une dose annuelle de l’ordre de 2500 μSv, soit un débit de dose de 0,4 μSv/h.

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