Lire un livre de Physique, chiche ?


Non, ce titre n’est pas seulement une provocation. Il est également sérieux. Pourquoi pas ouvrir un livre dont le but est de faire comprendre de la science ? J’en ai bien écrit un, moi ! Et ce n’est pas toxique, c’est même  étonnamment stimulant. Pour vous donner une idée de la démarche, je reproduis ci-dessous l’introduction que j’ai écrite pour ce livre. Pour vous donner envie de le lire !

J’aime bien les coïncidences. Elles stimulent mon imagination. Il y a six ans, en 2005, c’est une coïncidence de dates qui m’a interpellé. On célébrait simultanément deux centenaires : la disparition du grand Jules Verne en mars 1905, et l’apparition soudaine dans le monde scientifique d’un jeune physicien inconnu, Albert Einstein, en mars 1905 également. Ce fut le déclic qui me conduisit à proposer aux adhérents de l’A.V.F-Vannes une conférence sur le thème « Jules Verne et la science ».

Comme on eut la gentillesse de bien vouloir me dire que cette conférence avait plu, en dépit de la présence redoutable du mot science dans son titre, j’ai eu l’audace de récidiver l’année suivante, en 2006 donc, avec un ensemble de trois conférences groupées sous le titre de « Sur les épaules des Géants ». Cette fois, plus de romancier connu pour adoucir quelque peu la potion, mais quatre savants, quatre Géants qui ont bâti au cours du temps notre connaissance de l’univers dans lequel nous vivons.

Kepler, Galilée, Newton, ni même Einstein ne déclenchèrent aucune réaction de rejet. Mieux, certains de mes auditeurs passés m’ont même encouragé à persévérer dans cet exercice improbable qui consiste à parler de sujets ni faciles ni futiles sans pour autant ennuyer ou rebuter.

Pourquoi pas ? De fait, il existe une suite à l’histoire des Géants. Nous avons laissé Einstein en 1915, au moment culminant de son triomphe, lorsque sa théorie de la relativité venait d’achever de déboulonner la physique classique de Newton et Galilée. Mais à partir de 1926-1929, Einstein lui-même était rempli de doutes et de réticences devant de nouvelles avancées qu’il avait pourtant lui-même suscitées. La nouvelle théorie quantique de la matière le conduisit alors à proférer la célèbre apostrophe : « Dieu ne joue pas aux dés ! »

Et j’ai même trouvé un titre pour le nouvel opus. Avec références littéraires de surcroît, ce qui est bien le moins si je désire vraiment mobiliser à nouveau le Cercle de lecture : « De ‘La guerre du feu’ à ‘La guerre des étoiles’ » ! Autrement dit, tenter d’expliquer la longue évolution de la pensée scientifique depuis le quatrième élément constituant le monde selon Aristote, le feu, jusqu’au laser pour détruire les satellites intrus. C’est en fait d’une histoire de la lumière dont il s’agirait.

Une histoire de la lumière et donc de la matière. Car lumière et matière sont indissociables. De même que ce sujet lui-même est indissociable des livres que le grand physicien Richard Feynman lui a consacrés, à commencer par un véritable chef-d’œuvre de la vulgarisation scientifique : « Lumière et matière. Une étrange histoire. ». A vrai dire, il me semble impensable que la pensée de Feynman ne soit pas donnée en exemple à toute personne qui veut découvrir ce qu’est la physique.

Parallèlement à ces projets, un autre sujet d’intérêt a été évoqué, et qui a conduit maintenant à une activité nouvelle à l’Université Tous Ages de Vannes. Il s’agit de la prévision du temps et du climat. Que l’on songe simplement à mieux comprendre le bulletin météorologique indispensable à la prochaine sortie vers Houat, ou bien que l’on se découvre citoyen responsable de l’avenir de la planète, on va plus ou moins vite réaliser que les clés de la compréhension des phénomènes en cause sont exactement les mêmes que pour l’histoire de la lumière. Etrange non ?

C’est que le Soleil est en effet la source d’énergie unique qui nous fournit la lumière du jour et assure le fonctionnement de la gigantesque machine thermique constituée par l’atmosphère terrestre et les océans. Impossible d’envisager la moindre question de prévision du temps qu’il fera plus tard sans se référer à la connaissance de ces phénomènes globaux intéressant les océans et l’atmosphère. Et c’est toute la panoplie de la mécanique des fluides, de la thermodynamique, des transferts de chaleur par conduction, par convection, par rayonnement, qu’il faut alors déployer si l’on veut réellement comprendre en profondeur ces questions tellement importantes mais si complexes.

Mais la seule idée de se référer à des connaissances dans le domaine de la physique déclenche assez souvent un phénomène de rejet. Pourquoi ? Sans doute parce qu’en France, l’enseignement de la physique a beaucoup souffert de défauts d’ailleurs contradictoires. Longtemps, dans les classes scientifiques, la physique a été considérée comme une discipline mineure, loin derrière les majestueuses mathématiques. Dans le même temps, les exposés des théories physiques apparaissaient trop souvent comme hiéroglyphiques, tant le recours au domaine des équations l’emportait, et l’emporte encore parfois, sur l’explication profonde des phénomènes.

Mais l’explication des phénomènes physiques qui régissent la nature ne peut pas être évitée si on veut par exemple parler de météorologie d’une manière intelligible. Expliquer comment la nature fonctionne, c’est faire de la physique !

Et expliquer la physique d’une manière claire et profonde à la fois, il y a des pédagogues qui savent le faire d’une manière absolument enthousiasmante. Et pas n’importe lesquels, puisqu’ils ont reçu des prix Nobel de physique. Le prix Nobel, c’est l’Everest ou le Ballon d’or des physiciens.

J’ai donc lu et relu « Le Cours de physique de Berkeley » et «Le Cours de physique de Feynman », deux chef-d’œuvre de clarté récemment redécouverts en France et traduits en français par d’excellents universitaires français. 

Le résultat s’est matérialisé sous la forme du livre que voici.. Je le vois un peu comme une source de vitamines qui permettrait à ceux qui le veulent de rafraîchir ou compléter leurs connaissances avant par exemple de s’embarquer dans la découverte de la météorologie et de la climatologie.

Afin peut-être aussi, de vous donner l’envie d’en savoir plus sur la physique ! « Un peu de physique, surtout avec Richard Feynman » ne peut faire de mal à personne !

Pour qui aimerait en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’éditeur Lulu.com:   http://www.lulu.com, et utilisez la recherche par nom d’auteur pour obtenir le formulaire reproduit ci-dessous:

 

 

Bonne (et stimulante) lecture !

Publicités
Catégories : Étiquettes : , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s