La CGT conteste en justice la fermeture de Fessenheim


Un encadré en page une du cahier « Le Figaro économie » du quotidien Le Figaro du 25 janvier 2013 me fournit le titre et la matière de ce nouveau billet. Avant de risquer le moindre commentaire, la première chose à faire est de prendre connaissance de l’annonce faite par la Fédération CGT – Mines.

Le syndicat a annoncé hier jeudi 24 janvier qu’il allait déposer le 8 février prochain un recours devant le Conseil d’État contre la nomination d’un délégué interministériel chargé de l’arrêt du site de Fessenheim. La Fédération CGT – Mines précise qu’elle n’a rien contre l’intéressé, Francis Rol-Tanguy, mais rappelle que l’Autorité de Sûreté Nucléaire a autorisé la prolongation de l’exploitation de la tranche 1 de Fessenheim pour dix années supplémentaires.

Le site de Fessenheim (photo: EDF)
Le site de Fessenheim (photo: EDF)

Voir à ce sujet deux articles importants publiés précédemment sur ce blog, ainsi que les échanges de commentaires avec des opposants à l’énergie nucléaire:

consulter via ce lien: Fessenheim, un arrêt injustifié en 2013 (du 12 octobre 2012) 

et aussi: Devrait-on arrêter Fessenheim ? (du 17 octobre 2012)

L’article du Figaro que je cite,  précise qu’aux yeux de la CGT, la décision de mettre fin à l’exploitation de Fessenheim est une décision «politique et illégitime ». Il ajoute que l’offensive de la CGT ne vient pas au hasard, mais intervient le jour même où le débat national sur la transition énergétique entre dans le vif du sujet.

Je n’ajouterai que trois considérations à cette initiative remarquable :

1 – L’Autorité de Sûreté Nucléaire, seule instance compétente pour juger de la sûreté et de l’obsolescence technologique des installations électro-nucléaires, et instance indépendante, ne demande pas l’arrêt de Fessenheim.

2 – L’arrêt de Fessenheim, inutile aux yeux des autorités de sûreté, signifierait la perte annuelle d’un revenu de 400 millions d’euros pour EDF.

3 – De surcroît, dans l’hypothèse d’un arrêt, il sera nécessaire pour EDF de se doter d’une capacité nouvelle de production de l’ordre de 2000 MW.

En conclusion, on pourra retenir que les promesses électorales, surtout lorsqu’elles sont intangibles, sont décidément des instruments politiques réellement coûteux.

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