Comme un chant d’espérance


Aujourd’hui, j’ai une envie irrésistible de vous faire partager, non pas un instant de futilité, fut-il peut-être intelligent, comme celui du bridge, mais quelque chose d’indiciblement autre. Deux courts extraits puisés dans le dernier opus de Jean d’Ormesson, normalien, agrégé de philosophie, académicien, et romancier à succès comme chacun sait.

C’est que ce récent petit livre, petit par sa taille (120 pages), n’est pareil à aucun autre. Nous racontant l’histoire de l’Univers à la lumière des plus récentes découvertes des physiciens et des cosmologues, il tente d’approcher le mystère « du rien c’est-à-dire du tout », mais avec l’élégance et la légèreté qui sont la marque de d’Ormesson.

Voici donc deux passages tirés de  « Comme un chant d’espérance »:

La première de couverture
La première de couverture

 Le premier passage (pages 45-46) nous livre une réflexion très profonde sur l’espace et le temps. Surtout sur le temps, cette notion qui interpelle toujours les physiciens, impuissants à en livrer une définition qui fasse unanimité, certains allant même jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas. Et pourtant, le temps est partout dans la physique.

D'Ormesson_45

page 46
page 46

Le second passage que j’ai choisi de partager avec vous (pages 98-99) est un chant au Soleil et à la lumière. Cette lumière, la raison physique de la possibilité même de notre existence, de la vie. Cette lumière métaphysique aussi, qui peut nous rendre supportable ce mystère insupportable du rien et du tout,  » comme un chant d’espérance » :

D'Ormesson_98

page 99
page 99

Voilà. C’étaient deux courtes citations. D’un petit livre que vous aviez peut-être eu entre les mains. Si tel est le cas, pourquoi alors ne pas profiter du bouton « Laisser un commentaire » ci-dessous et qui est toujours présent dans les blogs car il constitue en fait la meilleure raison d’avoir inventé ces nouveaux media ?

Pierre  Cormault

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2 Comments

  1. Bonjour Pierre,
    Oui, j’ai eu entre les mains ce livre de J. d’Ormesson. Je vois ce texte comme un essai de cosmologie poétique, qui nous met en face du mystère de l’ « Être » au travers de tous ces mystères de la physique auxquels nous sommes confrontés, auxquels nous ne comprenons rien, Feynman dixit, mais dont nous ne cessons d’étudier et de mesurer les effets.
    Je partage les passages choisis. Pour ma part j’aime cette réflexion sur le temps présent–p.39–
    L’avenir n’est nulle part et il ne manque jamais de nous tomber dessus. Le passé n’est plus, mais il a été et, d’une certaine façon, il est pourtant encore, mais personne ne sait où. Le présent est une espèce d’éternité au rabais, d’éternité de pacotille, sans cesse pressé de passer et pourtant toujours là.
    A bientôt. André.

  2. cette réflexion sur le temps me fait penser au livre XI des confessions de saint augustin, qui dit (en résumé) que l’avenir n’existe pas, c’est l’attente qui existe, que le passé n’existe pas, c’est le souvenir qui existe, que seul le présent, que l’on ne saisit pas, existe.
    Comme le dit André Barthomeuf ci-dessus, le présent est une sorte d’éternité de pacotille. Je préciserais que c’est une actualisation de l’éternité éternelle.

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